Ecriture automatique

Je me perds avec délice dans les jeux de miroir de la vie, me laissant balloter au hasard des vagues de l’envie Je ne suis plus que corps désarticulé flottant entre deux eaux, rougies de mon sang
Demanderais-je trop d’amour aux autres ?
Je souffre d’aimer et d’être aimé
Mais je sais que j’aime souffrir, de cette souffrance qui vous prend à la gorge et vous laisse épuisé
C’est une manière de lutter contre la mort
Mort si douce ?
Mort si belle ?
Je ne la crains pas…

La vie m’a montré que seul l’amour est plus froid que la mort, et que la seule crainte à avoir c’est de se poser la question : Mais quelle personne puis-je nommer quand on me parle d’amour ?

Cours de philo – Instantanés de la bétise humaine

Alors rappel : je suis en terminale L

La scène se passe dehors, le prof nous faisant cours dehors pour profiter du beau temps (berk)

Mathilde : comment tu écris crucial ?
Fanny : Bah C-I-A-L
Mathilde : Pas avec un T ?
Fanny : Non je crois pas mais j’ai un doute
Mathilde : Avec un T alors
(Je précise que Mathilde est une redoublante)

Autre scène, à l’intérieur cette fois
M (mon prof de philo) commence à parler de l’allégorie de la caverne de Platon « L’homme qui est sorti de la caverne, c’est le philosophe, il sort l’homme de son ignorance, c’est une sorte de super héros »

Moi ayant bien du mal à contenir un grand sourire, le prof me balance le carnet d’absence. Je m’amuse à écrire dessus ( c’est un cours de philo !); je rajoute donc le préfixe IN devant « discipline » ainsi que Philo-Mé dans la case professeur. Dans la case discipline je marque : « poudre aux zyeux ».

Le prof fini par s’en appercevoir, enlève le feuillet et le donne aux élèves derrière moi et j’entends une grande question existentielle : « Ca veut dire quoi Philo-Mé ? » ( je précise que mon professeur s’appelle Francis Métivier…Jeu de mots pourri je l’accorde)

Catastrophique je trouve
Surtout que c’est toujours mathilde qui a posé la question…

Fin d’un cours, je demande au prof :
« Mauvaise foi vous épelez ça comment ? »
« M-A-U-V-A-I-S-(E) F-O-I-(E) »
(entre parenthèse ce qu’il a ou non prononcé)
Je n’ai pas osé lui rétorquer :
P-H-I-L-O-S-O-P-H-I-E

Kaoru

Cours de philo – Vérité ? Ou comment j’embête mon prof…

La question : Que recherche tout homme quand il recherche la vérité ?
 

5 minutes pour bosser dessus, moi qui me met au boulot 2 minutes avant de rendre et qui demande au prof si l’on peut prendre le contre-pied de ce postulat (nous avions cours dehors)

Ma réponse : La vérité n’est pas souvent pure et jamais simple. Je ne pense pas que tout homme recherche la vérité, car pour cela il faudrait la définir. Une définition « acceptable » serait que la vérité implique le vrai (entendez par là ce qui est vrai).

Or si tout être humain recherche le vrai, il peut le trouver, il suffit de chercher ce qui est vrai.

Ce qui n’a aucun intérêt. Le vrai, le beau, ces concepts ne sont pas, ne peuvent être matériels, aussi pour moi quand un homme recherche la vérité, il se trompe

Poème sans titre

Viens à moi sombre seigneur
Au plus près des tristes pleurs
Je t’offre ma gorge blanche
Pour que d’une coupe franche
Tu viennes arroser la rose noire
Qui, en mon coeur, se moire
Sur une lande sublime et désolée
De glace et de mercure entourée
Mon sang se perd dans la neige
A peine levée, et déjà ma vie, elle abrège

Kaoru