Je suis le feu des âmes

Je suis le feu des âmes

Ce feu inextinguible

Celui qui porte la passion

Je suis l’alpha et l’oméga

Je suis pures émotions

Je marche sur le fil de la réalité.

Toujours à lutter avec mes démons

D’un rire je peux être en larmes

J’en tremble juste en ressentant

Mais je ne peux jamais vous le montrer.

Jamais je ne suis moi-même

J’ai peur de vous faire partir

Mais je me sens seule même si j’ai envie de l’être

Je marche seule dans la foule

Toujours.

Je suis plus qu’animale et moins qu’humaine.

Je vous hais et je vous aime

Je ne vous le montre pas

Tout est question de volonté.

Un jour je partirais parce que je l’aurais désiré

À ce moment-là, je serais en paix

Troubles

Mes sens s’enflamment.

Je te vois.

Je te sens.

Tu me touches, tu me trouble

Tu me touches, tu m’enivres

Tes baisers, tes morsures

Du tungstène coule dans mes veines

Tu me touches , tu me trouble

Tu me touches, tu me grises

Tes mains sur mon corps

Tu me vois comme je suis

Tu me touches, tu me trouble

Tu me touches, tu m’embrase

Bouffées de chaleur

Je suis immobile comme une statue

Tu me touches, tu me trouble

Tu me touches, tu m’animes

Je me consume dans tes bras

Tu me torture si doucement

Tu me touches, tu me trouble

Tu me touches, tu m’incendie

Valse

 

On danse une valse binaire, un coup je t’aime, un coup je te laisse

Tu ne veux pas me faire mal, mais pour toi j’arracherais mon cœur et je te le présenterais à genoux

Vaincue à tes pieds, parce que je le désire, mon dernier souffle exhalé

On danse une valse binaire, un coup je t’aime, un coup je te hais

Je te regarde et baisse la tête, un sourire sur  mes lèvres s’est envolé

On danse une valse binaire, un coup je t’aime, un coup je te blesse

Aime moi / Blesse moi / Serre moi / Pleure moi

Mais ne m’ignore pas.

Illusions

Je marche dans l’obscurité de la nuit
Errante,

Les ombres se pressent autour de moi,
me blessant de leur proximité.

La bête se réveille doucement.
Mélancolie née du tourment.

Je marche seule et personne ne peux m’approcher.
Tous et toutes ont peur de moi.

Tout n’est qu’illusion,
Dans les jeux d’ombre de la vie.

Vous êtes déjà dans les limbes.

Tragédie ou comédie ?
Je ne saurais le dire.
Tout tourne, se mélange, entre en symbiose.
Douleur et plaisir mélangé.

Je n’aurais pas du plonger dans mon passé.
Il menace de me dévorer.

Petit à petit je me fond en la bête.
Tout redevient comme avant.

La roue tourne, et se repositionne.
Un cycle est en train de s’achever

Si vous ne m’aimez pas, alors craignez moi
Je dois tuer une nouvelle fois ce que je suis pour renaître.

Je risque de vous décevoir,
car vous ne me connaissez pas.
Mais gardez à l’esprit que je redeviens juste moi même.

Ton nom

J’écris ton nom sur mes lèvres.
Avec un fil et une aiguille,
Je le brode petit à petit.
Quelle douleur ?

Sans doute l’attente
La réponse se rapproche
Elle m’angoisse, mais n’est pas impossible à obtenir

Un « corps » non désiré, à modifier.
Plus harmonieux et complet.
Mais malgré tout,

J’écris ton nom sur mes lèvres,
Amertume

Réflexions en vrac

Du vague à l’âme, des soubresauts intempestifs.
La vie ?

La non-vie plutôt.
Elle s’est améliorée en partie, mais de nouvelles questions viennent.
Ou plutôt d’anciennes questions qui reviennent.
Qu’est-ce que je veux ?
Un corps en harmonie ?
L’amour ?
Du sexe ?
Autre chose ?
Sans doute un peu des quatre.
Et avec le premier j’obtiens le rejet des autres envers dans la majorité des cas.
Mais j’y suis déjà habituée.

La seule réponse viendra en essayant je pense.

Je suis hédoniste, j’aime certaines belles et bonnes choses.
Je fantasme sur un corps parfait à mes yeux.
J’aimerais ne plus souffrir du One-itis.

Tant de désirs, qui peuvent se concrétiser uniquement sur la durée, et au fond de tout ça, l’envie de ne plus exister
Trop de contradictions je pense, trop de questions aussi.
On va foncer et advienne que pourra

De la somme des parties

<Kaoru> Alors tu es allongée dans un plat en porcelaine blanche, aux rebords évasés, autour de toi de la crème fraiche légère, avec plein de morilles et tu attends qu’on te dévore 😀
<***> je suis dans une position étrange ?
<***> allongée comme un nu du XIXème ?
<Kaoru> oui
<***> chair toute blanche, tu sais 🙂
<Kaoru> Et ?
<***> Je me demande le goût que ça peut avoir
<***> laiteux ? salé ?
<Kaoru> Je n’ai pas encore goûté, j’admire le tableau
<***> alors je bouge mes cheveux
<Kaoru> Une sirène…
<***> je me recoiffe un peu, dans le plat 🙂
<Kaoru> Tss frimeuse
<***> c’est surtout que je suis nue dans un fond de crème aux morilles
<***> note que les cheveux ne trempent pas dans la sauce
<Kaoru> ^^
<***> alors je suis allongée comme un nu du XIXème, mais je tourne un regard vers toi, les cheveux dans le dos, dans un joli plat délicat
<Kaoru> Vui 🙂
<***> la sauce refroidit, là
<Kaoru> Wép, on va entamer le plat ^^
* *** sifflote dans le plat
* Kaoru commence à croquer un bout de sein, le plus tendre d’abord
* *** gémit entre les dents sans trop bouger
* *** se relâche
<Kaoru> On monte un peu vers le cou
* *** sent le sang s’évaporer dans ses veines
* Kaoru se lèche les babines
<Kaoru> on redescend vers le ventre, autour du nombril, en versant un peu de sauce
* *** sent la vie lui échapper petit à petit, ou plutôt changer à l’intérieur
<Kaoru> Elle sera remplacée par une autre forme de vie
<Kaoru> On va croquer les orteils un par un
<***> ça fait peur, très peur
<Kaoru> Ah ?
<Kaoru> Meuh non 🙂
<***> Si ça me fait peur de me voir dévorée
<Kaoru> Pourquoi ?
<***> je ne sais pas ce qui se passe après
<Kaoru> Un bon repas fini ?
<***> et pour le repas ?
<***> quel est le sort que tu lui réserves ?
<Kaoru> Un temple
<***> Je verrai quand la peur passera
<Kaoru> Erf :s
<***> dévore, dévore, il faut que je sois dévorée
* Kaoru se sert avidement
* *** gémit alors que ses entrailles sont exposées
* Kaoru change de scalpel
<***> décris ce que tu veux me faire, dis
<Kaoru> Oui mais non, tu ne vas plus me parler après
<***> si tu ne le fais pas c’est là que je risque de me fondre dans le mutisme
<Kaoru> Tssss
<Kaoru> On touche à quelque chose d’intime là pour moi
<***> je crois que mes entrailles exposées, c’est intime aussi
<***> surtout le jour de Pâques
<Kaoru> Mwé, je te dirais éventuellement pourquoi après
<Kaoru> Bon, continuons
<Kaoru> Il s’agira de découper bien proprement chaque membre du sujet, de détacher la peau jusqu’à l’aponévrose
<Kaoru> De désosser, pour mettre les os de côté
<***> d’accord
<Kaoru> Chaque partie sera mijotée à nouveau dans la sauce
<Kaoru> De façon à ce qu’elle s’imprègne du goût
<***> le sujet reste conscient ?
<Kaoru> Bien sûr 🙂
<Kaoru> Le sujet est même consentant
<***> le consentement n’implique pas la conscience
<Kaoru> Ce n’est pas drôle sinon
<Kaoru> *la soif de sang remonte*
<***> comment le sujet reste en vie pendant le processus ?
<***> est-ce de la vie d’ailleurs ?
<Kaoru> Ho il meurt relativement rapidement, suivant la technique employée
<Kaoru> Simplement une autre forme de vie est toujours présente, les microbes et bactéries
<Kaoru> Si on laisse le sujet exposé aux intempéries, toutes une flore va croitre 🙂
<Kaoru> La Vie n’est jamais réellement partie, juste une vie
<Kaoru> A partir de là on peut poser la question : « Cette vie était-elle plus importante que les autres ? »
<***> mais le sujet qui consent est celui dont la vie est supprimée rapidement
<Kaoru> Techniquement pas tant que ça, après si on prend en compte l’humain oui
<Kaoru> Oui
<***> peut-il être envisageable de la préserver le temps de la contemplation ?
<Kaoru> Plus délicat ça
<Kaoru> Ca impose de dériver les artères
<***> des recherches à faire
<Kaoru> Et de couper finement
<***> ou de les clamper
<Kaoru> Aussi
<Kaoru> C’est du raffinement à ce niveau là
<***> ça doit être soigné, non ?
<Kaoru> Pour être joli oui, et faire durer le plaisir
<Kaoru> Malin ça…
<Kaoru> Ca va me hanter de nouveau…
<***> Du bist was du isst
<Kaoru> Ich bin unbestimmt
<Kaoru> …
<***> maintenant je suis contemplative
<Kaoru> Comment ça ?
<***> je me demande ce qui découle de ce cérémonial
<Kaoru> Un sacrifice, d’une personne pour une autre, une mémoire, un temple, des désirs exprimés et réalisés, et la démonstration que l’être humain est un monstre ?
<***> je suis un peu dévorée, entr’ouverte, mes hormones se déversent sur moi, une forme d’hyperconscience du moment est là, je te perçois comme Cronos et Gaia
<Kaoru> Je ne sais pas comment le prendre
<***> je suis devant la fin de mon existence, et je cherche à percevoir chaque instant où ma chair est assimilée par ton organisme
<Kaoru> Profite
<***> Quel goût ma chair a, dis ?
<Kaoru> Entre le porc et l’agneau
<Kaoru> Très gouteuse et très tendre
<***> est-ce possible de goûter à sa propre chair?
<***> c’est une question innocente
<Kaoru> Oui
<Kaoru> Tout dépend de jusqu’où tu es prête à aller
<***> Que faut-il pour que j’aie ce droit ?
<***> du bout des doigts de Gaia, douce mère aimante
<Kaoru> Faire partie de moi
<***> Avec ce qui me reste de vie, je n’ai guère la force de prendre dans le plat
<Kaoru> , une fois totalement assimilée, tu seras moi et auras accès à tous mes souvenirs
<***> donc à mon propre repas ?
<Kaoru> Oui
<Kaoru> Ta propre renaissance en un être plus grand
<***> et que faut-il que je fasses pour faire partie de cet être complexe ?
<Kaoru> La somme des parties originelles croît via l’assimilation
<Kaoru> Te laisser porter et souffrir/jouir de la transcendance
<***> comme quand Kali dévore
<***> j’ai fait le beau rêve de la déesse qui me dévorait
<Kaoru> Et moi j’ai souvent rêvé de faire ce que je t’ai décris…

Lassitude

L’être las et le néant,
Les yeux se ferment malgré soi.
Les sentiments s’atténuent.
La tête entre les mains, crispées.
Les pensées se dévident en fil d’araignée.
Le chef est pesant, s’alourdissant au fil du temps.
Un soupir et la résignation est là.

Poème – [Plaisirs émétiques]

Plaisirs émétiques

Des plaisirs doux refoulés
Du tabac vaguement fumé
un cheminement peristaltique inversé
Et tout se met en branle
A genoux et la bouche ouverte
Le dégoût s’empare de moi
Et les convulsions de mon corps
La bile lentement remonte le long de l’œsophage
Et les pensées se déversent brutalement
Ce soir tout se combine en plaisirs émétiques
Les pensées font ressurgir les entrailles.
Les mains posées à plat sur le sol
Les cheveux en bataille
Haletant, un goût en bouche incertain
Enfin soulagé par cette catharsis
Ce soir, les plaisirs émétiques sont finis.