Les quatres accords Toltèques

Les quatre accords en question se résument à :

  • Que votre parole soit impeccable.

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d’autrui. Utilisez la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’amour. La parole est un outil qui peut détruire. Prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge ni de calomnie.

  • Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.

Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs rêves, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

  • Ne faites pas de suppositions.

Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire, comme s’il s’agissait de certitudes. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

  • Faites toujours de votre mieux.

Il n’y a pas d’obligation de réussir, il n’existe qu’une obligation de faire au mieux. Votre « mieux » change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.

Troubles psy

Je cite une amie, Pauline :

J’en vois plein, beaucoup, pas forcément pour l’autisme, sur tous les troubles mentaux en général.

« Non mais on est tous un peu bizarres, tout le monde est malade, hein ».

Non.

Non, juste non.

Demande à la famille, aux aidants, si ça leur fait ça avec tout le monde de devoir gérer des crises de paranoïa à côté de toi quand tu conduis, des attaques de panique dans la cuisine et des mails délirants de conseils médicaux absurdes à la place des vœux de bonne année.

Demande aux conjoints s’ils estiment normal de se faire blesser la nuit au milieu des cauchemars et de devoir tout expliciter en permanence pour ne pas nourrir des phobies ou des délires.

Demande aux amis pourquoi ils s’inquiètent quand ils se font sauter à la gorge sans raison, quand la personne semble disparaitre devant eux ou quand elle répond à quelqu’un qui n’est pas là.

Les gens trouvent ça cool d’être « taré » parce que derrière ça peut leur servir de prétexte pour se comporter comme des cons.

Les troubles mentaux, c’est pas cool.

C’est devoir chercher le courage et la force de gagner toutes les batailles dans une guerre perdue d’avance.

Pauline D.

Je rajouterai:

C’est devoir se contrôler h24 pour ne pas péter un câble et faire en sorte de ne pas blesser les gens que tu aimes, quand tu peux…

C’est devoir annihiler une partie de toi sous peine d’être pointée du doigt.

C’est devoirs essayer d’avoir une volonté plus forte que la dépression pour ne pas craquer.

C’est savoir que certaines choses que tu vois, sens ou ressens n’existent pas.

C’est tenter de se comprendre alors qu’il n’y a jamais eu de manuel.

C’est tenter de passer sur les crises d’agressivité qui te viennent comme ça…

Des fois, on a juste envie de pleurer et les larmes ne viennent même plus