Citations – Dune

Je ne connaitrais pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et la où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.

Je t’aime moi non plus

La première citation est dans Dune de Franck Herbert, la deuxième est dans La barrière Santaroga, toujours du même auteur

Je pense avoir compris le sens de la deuxième, qui s’applique bien à la relation que je vis actuellement, et la première s’est juste fait l’écho écrit de ce que je ressentais

A développer…

Traduction – The Lake Isle of Innisfree

The Lake Isle of Innisfree

I will arise and go now, and go to Innisfree,
And a small cabin build there, of clay and wattles made;
Nine bean rows will I have there, a hive for the honey bee,
And live alone in the bee-loud glade.

And I shall have some peace there, for peace comes dropping slow,
Dropping from the veils of the morning to where the cricket sings;
There midnight’s all a glimmer, and noon a purple glow,
And evening full of the linnet’s wings.

I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore;
While I stand on the roadway, or on the pavements gray,
I hear it in the deep heart’s core.

Traduction

L’île du lac d’Innisfree

Je vais me lever et partir maintenant, et aller à Innisfree
Dans une petite hutte là -bas, faite de colombage et de torchis;
J’ai ici neuf rangs de haricots, une ruche pour les abeilles,
Et je vivrais seul dans le bourdonnement des abeilles.

Et je devrais être en paix ici, paix venant doucement,
Descendant du voile du matin jusqu’au chant des criquets
La lueur vacillante du milieu de la nuit, et bientôt une brume purpurine,
Et le matin emplit des ailes des linottes.

Je vais me lever et partir maintenant, pour tout les jours et les nuits
J’entends l’eau du lac lécher doucement la rive;
Pendant que je reste sur la route, ou sur les pavés gris,
Je l’entends au plus profond de mon coeur.

Poème de William Butler Yeats, traduction par moi même 🙂

La bête

C’est un péché !

Je suis la bête, je suis moi
je suis aussi Toi

Un et multiple, mais indivisible
Ce sont ces facettes que j’ai reconstruites

Après m’être détruit…
Tu es faible et je suis Toi, je suis la bête
Tu es mon côté sombre et tu es moi, je suis Moi
Je suis ta part féminine, cachée, et je suis toi

Nous somme la bête, l’homme et la femme,
Et cela à jamais.

Assume, assume ! Assume !!

Tu es nous, nous sommes toi, en un corps détesté

Tu aimes les autres parce que tu te déteste, mais tu déteste les autres

La rose se flétrit et disparait au fil du temps

Mais tu l’as retrouvée chez une autre
Esclave ! La bête te hais !
La femme te pousse à aimer
Et l’homme cherche à contrôler ces voix

Maudites ! Je vous détruirais !
-Ce serait te détruire ?
-Le jeu en vaut la chandelle

Qui es-tu ?

Nous sommes toi…
La rose se fane, prends garde

Vagabondages parallèles

26.03.2004

Vagabondages parallèles

Femmes, superbes bêtes de proie
Et symbolique d’une étrangeté passée
Occultes démons tentateurs de ma vie
Homme, être sans secret, incube dégénéré
Morceaux de chairs assemblés, ouverture sans retour
Obscur cabaliste, sexe érigé en dieu
Vous êtes des fenêtres sur l’éternité
Des illuminations de pluie d’arc-en-ciel

C’est un désir infernal qui me taraude
Cherchant à jouir de l’¢instant présent
Corps mêlés, terre et ciel qui font l’¢amour
Je suis l’¢androgyne pénétré
D’¢une profonde satisfaction amère

Je ne puis que m’attacher à vous Corps et âme

J’¢ai conté la ballade des anges déchus

Mais qui êtes vous, vous êtres humains ?

La lumière qui émane de vous me fait mal

Je voudrais me repaître de votre esprit

Et de votre corps attirant

Quand je n’y trouve que le triste sang d’¢une humanité déjà partie

Marionnettes que je peux manipuler

Vous m’¢avez enchainé

Dans les anneaux et les fers de l’¢amour.

Venez à moi pour le plaisir des sens

Je veux vous entendre hurler En moi !

Je veux prendre plaisir En Toi !

Incarnation de la beauté
Je recherche la beauté pour être digne d’elle
L’amour, la vie et la mort…Une seule rose noire
Symbole de l’ange organique immortel
Qui cherche frénétiquement l’extase

Oui ! Un ange déchu, débauché et destructeur

Je veux embrasser la mort
Et lui offrir la vie
Terre et ciel qui font l’amour

Sexe enfin réuni

Chaleur des entrailles

Vulve humide et ouverte, imberbe

Sexe tendu et vibrant, il devient le Verbe

Et le soleil s’¢embrase en un orgasme éternel

Parallèlement à ce bouleversement sans changements

Inconscient du temps qui passe
L’être humain est un sphinx sans secrets
Une chimère dont les entrailles sont ouvertes aux vents

Un errement de la nature engendré

Dans un moment de folie étranger

Un miroir posé sur la peau transparente de l’homme
C’¢est l’azur insondable de l’œil d’un chat borgne

Un ange passe et l’¢humanité s’¢embrase

Machine à fantasmes déréglée

Humain, un cancer incurable au sein de la terre

Ange humain, trop humain

Pour être serein

La pousse de mes ailes fut une nouvelle crucifixion sur le flot impétueux de la vie, mort ainsi née

Qui es tu ?

Mais qui suis-je ? L’esprit errant
D’un poupon mécanique désarticulé
Coupons les têtes ! Coupons les membres !
Et faisons la pantomime de ces âmes égarées
Je vois les fils de la vierge qui vous manipulent
Que je coupe, que je tranche et tout s’arrête
Le Tic-Tac de la pendule dont les aiguilles tournent à l’envers
La poussière accrochée par un rayon de lune dévie le temps en spirale pour aboutir au néant.

Construisant alors un arbre suspendu au ciel, danseur aérien, valsant avec la brise

L’esprit est une pure beauté parcourant la fantasmagorie que taille le rasoir de la réalité
A toi qui parcours la vie avec des Å“illères,
Je suis allé au-delà de mes peurs les plus intimes
Profané mon corps, ex-temple sacré
Et j’ai hurlé à la face de mes démons, de rire, de douleur et de plaisir. Je n’ai plus peur maintenant, ce qui se trouve de plus effrayant dans les ténèbres c’est moi et moi seul.

 

Cependant…Qu’est-ce que l’amour ?
Tout ce que je pensais en savoir s’est effondré
Réflexe automatique, envolée lyrique, c’est la définition d’un androgyne hystérique jouant avec la faux des âmes.
Livre terrifiant à cœur ouvert
Je l’ai réduit à néant
Pour traquer la bestialité au cœur de l’être
Hélas, je l’ai trouvé cette bête !
Et le temps s’est figé
Pour l’éternité…

No second Troy

J’aime ce poète, William Butler Yeat

No second Troy

Why should I blame her that she filled my days
With misery, or that she would of late
Have taught to ignorant men most violent ways,
Or hurled the little streets upon the great,
Had they but courage equal to desire?
What could have made her peaceful with a mind
That nobleness made simple as a fire,
With beauty like a tightened bow, a kind
That is not natural in an age like this,
Being high and solitary and most stern ?
Why, what could she have done, being what she is ?
Was there another Troy for her to burn ?

Pas de nouvelle Troie

Pourquoi la blâmerais-je d’avoir ainsi
Empli de désespoir mes jours ou incliné
Naguère à tant de dureté ces hommes crédules
Ou dressé ceux des rues basses contre les hautes
Eussent-ils une fois le courage égal à leur désir !
Qui aurait pu l’apaiser avec un tel esprit
Que sa noblesse rend aussi simple que le feu,
Avec sa beauté d’un arc tendu, d’une sorte
Qui n’est pas naturelle en ces temps,
Car altière, allant seule et la plus austère.
Étant ce qu’elle est, qu’a t-elle pu faire ?
Y avait-il pour elle une autre Troie à brûler ?

Sans titre

Une furieuse envie d’écrire depuis quelques temps, de l’amour à en haïr
Tout se combine,se mélange et se défile devant mon esprit fuyant les brumes du temps
Je hais l’amour en lui même, ce qui me retient prisonnière
Je hais l’amour qui me fait tomber amoureuse de plusieurs personnes alors que je ne voudrait pouvoir me consacrer qu’à une seule
Larmes amères de saisons changeantes
La drogue est haute, la chute sera dure
Je t’aime je vous aimes, sortez de mon esprit, je me hais !
Tout est si risible de ce monde en noir et blanc
Orgueil, morale, dignité, au fond de la poubelle…
Besoin de sang, besoin d’amour besoin d’être triste, je ne me reconnais pas , qui suis-je ?
Futilité de l’existence si passagère…
Vivre c’est interagir avec les autres//interagir avec soi même
Je souhaite hurler de douleur pour me rappeler de ce monde, de cette réalité…
Que Tu plante des tes griffes dans mon dos, que je souffre…
Pourquoi je vous aime ? Pourquoi ?
En manque de douleur, je tremble…
Le sang a coulé de nouveau et comme une junkie en manque de drogue ma bouche s’est précipité sur ce flot innocent

Besoin de Toi, besoin de souffrir, besoin d’être aimée, je vous aime, je me hais !